Avec l’arrivée d’une nouvelle génération pour le Z4, BMW s’adresse plus à une clientèle haut de gamme et rangée en abandonnant quelque peu les plus sportifs. Une manière de mieux concurrencer son rival de chez Mercedes, le SLK.
Depuis le milieu des années 90, BMW propose une gamme de petit roadster (Z3 puis Z4) dont l’agilité sur petites routes les rendaient presque uniques en leur genre. Des voitures certes confortables mais sportives avant tout. Avec la nouvelle génération de Z4, BMW entend modifier la donne en se rapprochant davantage de son concurrent de chez Mercedes le SLK. Cela commence par le toit qui adopte désormais une solution rigide qui, contrairement à bon nombre de coupé-cabriolet, ne dénature pas la ligne globale. Car cette ligne est une réussite absolue. Plus long avec un long capot et de larges épaules qui font presque penser à certaines GT américaines, le Z4 affiche une ligne plus élégante que jamais tout en gardant ses quelques formes géométriques complexes. L’habitacle surprend lui aussi par sa montée en gamme. Mieux présenté, il devient plus généreux pour les deux occupants et offres davantage de matériaux haut de gamme. L’ergonomie progresse également et emploie désormais le système I-Drive de la récente Série 7. Les sièges sont également plus douillets, bref, nous sommes dans un roadster beaucoup plus luxueux que ses prédécesseurs. Pour se retrouver à ciel ouvert, cela ne prendra que 20 secondes. Entièrement automatique, le toit fera passer la contenance du coffre de 310 à 180 litres, c’est un brin léger, mais finalement normal pour cette catégorie de véhicule. Sous le capot de notre modèle d’essai, rien de tel que le 6 cylindres en ligne 3.0 litres biturbo. Un bloc qui délivre 306 chevaux et 400 Nm de couple à seulement 1 300 tr/mn et qui se voit ici accouplé à une nouvelle boîte robotisée à double embrayage DKG (PDK chez Porsche, DSG chez VW, S-Tronic chez Audi). Résultat, des performances largement au rendez vous pour concurrencer les meilleurs de la catégorie comme le Boxster S de chez Porsche, mais la comparaison doit s’arrêter là.

Plus lourd de 400 kg et doté d’une direction parfois floue (à croire que l’on ne parle pas d’une BMW), le nouveau Z4 a perdu toute l’agilité de son prédécesseur, mais pas son côté joueur. Du coup, on est vite forcé de lever le pied si l’on ne veut pas avoir besoin des deux voies de circulation pour gérer l’ensemble. A vrai dire, il ce révèle même plus pataud que le SLK (qui lui a progressé avec son lifting d’il y a un an). Toutefois plus confortable que jamais quel que soit le type de revêtement, le Z4 est devenu une roadster pour la balade et les longs parcours. Un engin qui conviendra plus pour promener Madame que pour impressionner Mademoiselle.
Enfin pour ceux qui souhaitent retrouver les sensations de l’ancien Z4, ils devront attendre l’arrivée d’un futur modèle plus petit d’ici quelques années, nous l’appellerons le Z2 pour le moment, ou opter d’ici là pour un Audi TT S, voire RS ça devrait déjà les occuper correctement…
(Extrait de la revue de l’Automobile Club :Juin 2009 ISSN 1296-3739)



