L’hiver présente beaucoup de charme certes, mais aussi de nombreux dangers. Le mieux à faire pour rouler en toute sécurité durant les mois d’hiver est de bien préparer son véhicule à ces conditions difficiles et d’autre part, d’adapter sa conduite par temps froid sur des surfaces verglacées ou enneigées. Voici quelques conseils faciles à suivre.
L’équipement de bord
En dehors d’une corde de remorquage, de câbles de batterie et des outils nécessaires à un changement de roue, l’automobiliste doit aussi être en possession d’ampoules de rechange, pour pouvoir faire un échange rapide si besoin est. Il est toujours utile de s’entraîner auparavant, en s’aidant du manuel. Même chose avec les chaînes. Il est beaucoup plus facile de faire un montage « à blanc » sur le sol sec du garage que de le tenter pour la première fois en plein air. Il vous faut aussi une paire de gants chauds. Une lampe torche sera aussi d’une grande utilité pour donner un peu plus de lumière sur place. Autres articles utiles si l’on se gare dehors par nuit froide : le grattoir et la brosse. Si son véhicule n’est pas équipé d’une ouverture des portes télécommandée, un petit aérosol contenant du dégivrant peut se révéler bien utile. Pour éviter l’épaisse couche de glace sur le pare-brise et le gel des balais d’essuie-glace, on peut faire confiance à l’accessoire classique : un bon vieux morceau de carton fait parfaitement l’affaire.
Bien voir et être vu
Voir et être vu est vital, particulièrement en hiver. La meilleure façon de désembuer les vitres consiste à mettre le chauffage à ventilation à fond, en conservant les vitres latérales légèrement ouvertes. A ne pas faire par contre : chauffer la voiture à l’arrêt, ce qui est nuisible à la fois au moteur et à l’environnement. Un moyen plus rapide de désembuer les vitres consiste à mettre en route la climatisation. La climatisation a pour effet d’assécher l’air, ce qui évite que l’humidité de la respiration vienne se condenser sur les vitres.
Essentiel pour que les projecteurs éclairent au mieux : il faut les garder propres. Quand il bruine, un film de saleté humide se dépose sur les projecteurs et réduit leur portée à environ trente mètres. Il faut donc nettoyer les vitres de phares au moins une fois par jour avec un chiffon humide.
Conserver de l’adhérence avec les pneus hiver
Durant les mois d’hiver les plus froids, les pneus hiver sont un autre élément de sécurité. Avec leur mélange de gommes spécialement conçu pour le froid, ils améliorent la traction, mais ils procurent aussi une bien meilleure adhérence que les pneus été par temps humide et basse température. Le contrôle régulier de la pression des pneus et la profondeur des sculptures est essentielle pour la sécurité. Un pneu avec des sculptures d’une profondeur de 3 mm ne peut éliminer qu’un tiers du volume évacué par un pneu neuf. Avec le minimum légal de 1,6 mm on passe à seulement 15%. Le risque d’aquaplaning augmente énormément. Ne pas perdre de vue également qu’un changement d’amortisseur, lorsque ces derniers présentent des signes de fatigue, permet d’accroître la sécurité du véhicule.
Adapter sa conduite
Même avec une voiture au comportement très sûr, il faut garder à l’esprit que la prudence reste le facteur essentiel durant les mois d’hiver. En cas de verglas ou de chutes de neige, l’adhérence avec la chaussée est beaucoup plus réduite. Dans ces conditions, il faut réduire considérablement sa vitesse et adopter une conduite souple et sans à coups. Afin d’éviter des dérapages incontrôlés, roulez en convoi derrière la chasse neige en action et dans les traces de freinages des véhicules qui vous précèdent. Lorsque le temps humide devient froid, il faut réduire sa vitesse et prévoir des distances d’arrêt plus importantes en doublant la distance laissée avec le véhicule précédent. En cas de brouillard, il faut toujours rouler comme si à tout instant on pouvait se trouver en face d’un obstacle. Naturellement, il convient de ne rouler jamais plus vite que la visibilité ne le permet et adapter l’intervalle de sécurité. Il ne sert à rien de « coller » le véhicule qui précède sous prétexte de mieux se diriger. En effet, il n’a lui-même pas plus de visibilité et est susceptible de freiner subitement à chaque instant. Lorsque les conditions atmosphériques sont mauvaises, la tension nerveuse et la fatigue visuelle sont plus grandes. C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à s’arrêter sur une aire de repos pour se détendre ou s’il le faut attendre l’amélioration des conditions météorologiques.
Ces quelques règles de prudence contribueront à votre sécurité ainsi qu’à celle des autres utilisateurs de la route.
(Extrait de la revue de l’Automobile Club : Janvier 2009 ISSN 1296-3739)
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