Opel lève le voile sur sa nouvelle vision des choses concernant le monde du monospace urbain.
Visiblement, cette seconde génération de Meriva a de quoi faire grincer des dents chez Renault, Peugeot, Fiat et les autres…
Le marché des monospaces citadins ou plutôt minispaces n’a jamais été très simple pour les constructeurs automobiles. Pourtant, au début des années 2000, le deal était relativement simple : prendre une citadine existante et lui offrir un look de monospace en la rendant plus grande, plus haute et surtout plus pratique. Cette recette qui avait d’ailleurs fait le succès de monospaces compacts quelques années plus tôt (Scénic, Picasso, puis les autres).
Seul souci, peu de modèles de minispaces ont vraiment réussi à connaître le succès.
Considérés comme trop chers (plus de 15 000 € dans la plupart des cas) et affichant pour certain un dessin très discutable, les minispaces ont eu beaucoup de mal à se frayer un chemin. A vrai dire, c’est l’Opel Meriva, précurseur en la matière qui en 2003 semble s’en être le mieux sorti. Il inaugurait en effet un système de modularité arrière très original et restait très agréable à rouler.
Pour la nouvelle génération de Meriva, Opel est allé beaucoup plus loin dans la démarche.
D’abord pour le style avec un dessin très dynamique, voire agressif, mais aussi une ouverture de porte antagoniste que l’on avait encore jamais constaté sur cette catégorie de véhicule. L’idée première est tout simplement de bénéficier d’un accès plus facile aux places arrière grâce à une meilleure amplitude d’ouverture. On retrouve à l’arrière le système FlexSpace qui permet de faire coulisser les sièges arrière sur deux axes. A cela s’ajoute le système FlexRail : un module de la console centrale qui offre la possibilité de ranger une multitude de choses, ou du moins de ne plus rien laisser traîner à bord.
Sous le capot, il faut logiquement s’attendre aux moteurs qui équipent l’actuel le Corsa dont le lifting doit intervenir dans les jours à venir.
Il faudra notamment compter sur le petit 1,3 l diesel à rampe commune ecoFlex de 75 ch, mais aussi au récent 1,4 l turbo essence.
Les données techniques n’étant pas encore dévoilées au moment où nous mettons sous presse, c’est lors d’un essai d’ici quelques semaines que nous vous en dirons un peu plus…
D’ici là, il faut s’attendre à un ticket d’entrée situé autour des 15 000 €, notamment au vu des tarifs des véhicules concurrents. Le lancement est prévu pour l’été prochain.
(Extrait de la revue de l’Automobile Club : Mars 2010 ISSN 1296-3739)












