Alors que la collaboration entre Mercedes et McLaren prenait fin au moment de l’arrivée du SLR Stirling Moss, Mercedes enchaîne avec une nouvelle “supercar”, le SLS conçu avec sa filiale AMG…
Il y a un peu plus d’un an, nous étions l’un des seuls médias français à essayer le McLaren SLR 722 S sur le circuit du Castellet. Un engin dont le bloc V8 5,5 l à compresseur alignait 650 ch pour un tarif de 525 000 euros, tant qu’à faire. Surprise car avec le SLS que nous vous faisions découvrir au salon de Francfort, Mercedes n’a semble-t-il pas souhaité faire dans la surenchère aussi bien esthétique que technique. Plutôt que de proposer une nouvelle “batmobile” encore plus longue, avec de plus grandes roues et plus d’ailerons, Mercedes et sa filiale AMG ont préféré rendre hommage au passé. Une époque où deux bolides à l’état de prototype remportaient les deux premières places de la Panamericana.
Une course folle à travers le Mexique au cours de laquelle les meilleurs reliaient la frontière du Guatemala à celle des Etats-Unis en seulement 18 heures à 165 km/h de moyenne. Nous étions en 1953, sur routes ouvertes à bord des tout premiers 300 SL “Papillon”. De retour en cette fin 2009, le SLS s’inspire très fortement de cet engin désormais mythique. Il reprend une architecture très courte faisant oublier l’empattement et le capot interminable du SLR. Si de profil, on reconnaîtra immanquablement les portes à ouverture papillon du SLS (cinématique beaucoup plus simple que l’ouverture en élytre du SLR), la face avant est en revanche très actuelle.
Sans aucun lien avec d’autres modèles de chez Mercedes, elle révèle des phares anguleux et verticaux. L’habitacle fait également référence au passé mais sans aller très loin. L’idée c’est d’offrir au conducteur et à son passager un univers sportif, mais aussi luxueux. On oublie donc le faux alu de la console centrale du SLR pour des matériaux plus nobles mais aussi un équipement totalement modernisé (le GPS du SLR avait une petite dizaine d’années). Sous le capot prend place un bloc V8. Le même que l’on trouve actuellement sur les versions 63 AMG des Classe C, E, S, CL, ML, ou encore R. Comme son nom a tendance à l’indiquer à tort, il s’agit d’un 6,2 l dont la puissance se voit portée ici à 571 ch pour 650 Nm de couple. On retrouve presque les mêmes performances que dans un SLR. Le 0 à 100 est couvert en seulement 3,8 s.
Pour la vitesse de pointe, c’est un peu moins haut qu’un SLR mais après tout, 317 km/h, ça devrait largement suffire…
Grosse nouveauté : une boîte à double embrayage et 7 rapports qui offre plusieurs modes d’utilisation (du plus confortable au plus sportif).
Enfin, pour le tarif, on peut presque parler d’une voiture low-cost face au SLR. En effet, on évoque un tarif situé entre 180 000 et 200 000 euros. Certes, ce n’est pas très précis mais le constructeur se défend de proposer une “supercar” à un tarif moins excessif. En même temps, avec un demi million d’euros demandés pour le SLR, ce n’était pas difficile…
(Extrait de la revue de l’Automobile Club : Décembre 2009 ISSN 1296-3739)
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