Tout juste un an après le Soul, Kia enchaîne avec un autre monospace urbain au style plus classique mais à la vocation plus familiale : le Venga.
Petite balade à son bord…
Kia ne cesse de dynamiser sa gamme. Après la Cee’d (une berline format Mégane, mais garantie 7 ans), Kia créait la surprise il y a tout juste un an avec la Soul. En ce début d’année, le constructeur coréen enchaîne curieusement avec un autre monospace urbain. Mais plutôt que de faire dans l’originalité, le Venga opte pour la sobriété.
Même s’il ne manque pas de dynamisme pour autant, le dessin du Venga s’inscrit dans le même esprit que la berline compacte Cee’d. Un ensemble assez classique mais qui affiche des lignes tendues et une ceinture de caisse très plongeante. En découvrant l’habitacle, il ne faut pas s’attendre à quelque chose de très original. La planche de bord est bien présentée, les matériaux sont de bonne qualité et tout est parfaitement assemblé. Pour l’équipement, toutes les versions offrent 6 airbags, une climatisation manuelle, un lecteur CD/MP3 avec commandes au volant, un ordinateur de bord ainsi que des vitres avant et rétroviseurs électriques.
Le niveau Active ajoute une climatisation automatique bizone, une prise USB, une connexion Bluetooth, un régulateur de vitesse, un radar de recul et des vitres arrière électriques.
Enfin, le niveau Premium complète l’équipement avec des phares automatiques, des jantes alliage et un toit ouvrant panoramique. Autant dire que cette Venga ne manque pas de générosité. Même constat pour le volume arrière globalement important aussi bien pour les jambes que pour la garde au toit. Raison à cela, la banquette qui coulisse sur quelques centimètres et qui peut également être inclinée. L’ensemble peut bien entendu être rabattu afin de former un plancher plat. Le coffre varie ainsi de 440 à 1 253 l. Sous le capot, le Venga est proposé avec deux moteurs essence : 1,4 l de 90 ch et 1,6 l de 125 ch. En diesel, celui que l’on croisera logiquement le plus sur nos routes est le 1,4 l CRDi de 90 ch. Sans vous coller au siège, ce diesel à rampe commune offre de bonnes prestations. Il gagnerait peut-être un peu plus de puissance afin de mieux s’insérer dans la circulation.
On note que sa consommation se limite à 4,5 l en moyenne et que ses émissions en CO2 sont à 117 g/km. Il s’agit donc d’un diesel très sobre qui s’accompagne d’un système Stop&Start (pour rappel, le moteur se coupe automatiquement quand on s’arrête à un Stop ou un feu). Dommage que ce système ne soit pas de série dès le premier niveau de finition. Très facile de prise en main, notre Venga se faufile très aisément dans les encombrements. Elle le doit à son faible volume extérieur mais aussi à sa direction très douce en ville, qui manquera toutefois de précision sur autoroute (comme de nombreuses citadines). Côté liaison au sol, ce monospace reste très sain en toutes circonstances. La suspension mériterait toutefois un peu moins de fermeté, juste histoire de préserver ses lombaires sur les longs parcours. Pour le tarif, comptez moins de 16 600 euros pour le diesel avec la finition de base (Style), près de 20 000 euros pour notre version d’essai. Une chose est sûre, ce Kia Venga n’est pas gratuit, mais au regard de ce que propose la concurrence, il reste mieux équipé et avance surtout une garantie de 7 ans, au même titre que tout le reste de la gamme Kia depuis quelques semaines.
(Extrait de la revue de l’Automobile Club : Février 2010 ISSN 1296-3739)




