Le must des limousines
Alors que BMW lançait il y a un an sa nouvelle génération de Série 7 et que la Mercedes Classe S qui vient de s’offrir un lifting n’a semble-t-il pas pris une ride, Audi répliquera bientôt avec une nouvelle génération d’A8. Un must, comme il se doit…
22 ans : c’est la carrière de l’Audi A8 à ce jour. En 1988, le constructeur se lançait sur le marché des grandes berlines avec l’Audi V8 (rebaptisée A8 en 1994 avec un gros lifting tout aluminium). Au total, se sont plus de 250 000 unités vendues dans le monde.
Même si ce nombre reste bien en dessous de celui de Mercedes avec la Classe S, l’A8 n’a jamais été aussi sérieusement suivi par la concurrence. Pour cette 4e génération de berline haut de gamme (nom de code D4), Audi n’a donc pas hésité à en mettre plein la vue. Esthétiquement pourtant, il ne faut surtout pas s’attendre à du révolutionnaire. La nouvelle A8 est certes très différente de la précédente (la D3 pour ceux qui suivent) mais rejoint parfaitement la gamme actuelle. Il faut pour cela s’imaginer une A4 mais en beaucoup plus gros (près de 5,14 m tout de même!).
Toutefois, les designers ont doté cette nouvelle A8 d’un habitacle totalement inédit.
Entre les éléments laqués et les boiseries, l’écran vient toujours disparaître dans la planche de bord, sauf qu’il est désormais plus grand et que l’interface graphique a encore évolué pour devenir toujours plus intuitive. En restant sur l’ergonomie, le bouton de démarrage est conservé mais la reconnaissance digitale disparaît. On remarque surtout le nouveau levier de boîte Tiptronic qui fonctionne désormais électroniquement. Dans l’ensemble, non seulement cet intérieur est beau, mais en plus il est luxueux sans faire dans le “bling-bling”. Côté équipement, il faut également s’attendre à quelques trouvailles. C’est le cas du nouveau système audio de chez Bang & Olufsen dont les multiples HP en aluminium peuvent maintenant envoyer 1 400 W dans l’habitacle (sachant que les 1000 W du système B&O précédent, c’est déjà du pur bonheur !). Pour les motorisations, rien de bien nouveau pour le moment.
Audi annonce un V8 essence dont la puissance est portée à 372 ch (9,5 l aux 100 km). En diesel, il faudra compter sur un V6 3,0 TDi décliné en 204 (annoncé à 6 l de moyenne) et 250 ch (6,6 l aux 100 km), mais aussi un V8 4,2 TDi délivrant dorénavant 350 ch (7,6 l aux 100 km). Point important, le bloc V6 TDi bénéficiera de la fonction Stop&Start et une boîte Tiptronic à 8 rapports fera son apparition. Comme pour les deux A8 précédentes, la carrosserie et le châssis sont conçus entièrement en aluminium permet tant d’obtenir une baisse de 20% sur le poids face à une carrosserie classique. La transmission intégrale Quattro équipera tous les modèles (avec une répartition à 60 % sur les roues arrière en conditions normales). Les plus sportifs pourront opter pour le système Quattro Sport qui adapte en continu la répartition de la motricité selon trois modes (Auto, Dynamique ou Confort). Pour la suspension, on retrouve le même système pneumatique piloté de la génération précédente (une bonne chose). Lancement prévu, dès le mois d’avril.
(Extrait de la revue de l’Automobile Club : Février 2010 ISSN 1296-3739)













