Après Volkswagen et sa New Beettle, BMW et sa Mini et bien entendu Fiat et sa 500, Citroën pourrait bien répondre avec une future 2CV. Et à l’instar d’une Mini, cette future Citroën pourrait bien jouer la carte du haut de gamme.
Quelques jours avant l’ouverture du salon de Francfort à la presse, nous pensions connaître le contenu du stand Citroën. Nous avions en effet découvert quelques semaines plus tôt la nouvelle génération de C3 mais aussi la très attendue DS3, déclinaison 3 portes et haut de gamme de cette C3. Mais la marque aux chevrons ne manque pas de ressources, surtout quand il s’agit de nous concocter un concept-car.
La surprise donc, c’était le concept Revolte. Si l’idée d’une future 2CV est évidente à la vue du coup de crayon rond et rétro de cette citadine (3,68 m de longueur pour 1,35 m de hauteur seulement), Citroën pourrait bien décider de prendre tout le monde à contre courant.
A l’heure où l’on ne veut que des primes à la casse cumulées avec des bonus écologiques, le constructeur opte pour une voiture haut de gamme. Citroën l’affirme : il ne s’agit pas d’une future voiture venant rejoindre la finition, voire la gamme DS, mais d’une voiture à part. Alors que la DS3 se tourne vers le futur, le concept Revolte fait clairement référence au passé avec ses ailes généreuses et ses lignes incurvées.
Original, luxueux à son bord avec des matériaux nobles et une ambiance très lounge, le Revolte se veut également très pratique avec un siège passager qui pivote sur lui-même permettant à un enfant d’être dos à la route, mais aussi avec une banquette arrière qui une fois déposée se transforme en méridienne pour étendre ses jambes (lorsque l’on est passager à l’avant). Autre particularité de ce concept, il n’offre que 3 places à son bord. Bien entendu, si une version définitive devait voir le jour, elle optera au moins pour 4 places un peu plus conventionnelles. Quant au moteur, le constructeur reste très évasif sur la question.
Il semble toutefois être question d’une solution hybride avec un petit moteur essence et des batteries rechargeables avec une simple prise de courant. Le président de PSA Peugeot-Citroën, Philippe Varin affirme que le groupe fait son maximum pour accélérer son arrivée sur le marché du “plugin”.
Le potentiel d’un tel moteur sera, selon lui, de 2 l aux 100 km de consommation.
Toujours concernant ce moteur, on parle d’une arrivée éventuelle pour 2012, c’est-à-dire à peu près en même temps que toutes les solutions électriques des autres constructeurs.
Autant dire que si jusqu’ici, PSA était clairement très en retard, il semblerait que les motoristes aient l’intention de mettre les bouchées doubles pour trouver une solution commercialisable en grande série.
Il était temps !
(Extrait de la revue de l’Automobile Club : Novembre 2009 ISSN 1296-3739)Photos: © Automobile Citroën

