Avec les C3 et DS3, Citroën confirme non seulement sa position de marque fortement rajeunie, mais tente également d’innover avec un tout nouveau style dont seul le nom fait référence au passé.
Il y a quelques mois, Citroën faisait beaucoup parler de lui en laissant croire, à qui voulait bien l’interpréter ainsi, à la réincarnation de la DS. D’aucun reprochera le choix du constructeur de laisser les médias consacrer des “Une”, des ouvertures de journaux ou encore des thèmes d’émissions à ce que l’on appelle tout simplement un non-événement.
Car cette bonne vieille DS qui en a bercé plus d’un (parfois à leurs dépens) ne renaîtra pas de ses cendres. PSA semble même avoir jeté l’éponge sur les berlines routières haut de gamme en choisissant visiblement de ne pas renouveler les 607 et C6. Cela dit, 10 000 unités pour ces deux voitures l’année dernière sont bien dérisoires face aux 200 000 Classe E de Mercedes sur la même période. Mais la marque aux chevrons a plus d’un tour dans son sac et trouve la parade en proposant dès 2010 des déclinaisons plus haut de gamme de ses voitures existantes. Alors que la DS3 ouvre le bal, la DS4 et DS5 suivront respectivement en 2011 et 2012 avec une solution totalement hybride diesel pour la seconde. La DS3 se définit donc comme une version 3 portes et plus haut de gamme que la C3.
Esthétiquement, elle représente de toute évidence l’une des citadines polyvalentes les plus originales du marché. Bicolore avec des diodes diurnes verticales à l’avant, un style légèrement affûté et élégant à la fois, des formes inhabituelles comme la ceinture de caisse dessinant un aileron de requin vers l’arrière, la DS3 pourrait se comparer à une Mini. Pourtant, bien qu’elle en soit une future concurrente, elle n’avance aucune référence au passé. A part le nom inspirant des ambiances cossues. C’est ce que l’on retrouve dans l’habitacle où l’on note que les matières très haut de gamme présentées sur le concept ont, pour des raisons évidentes de coûts, disparu au profit de matériaux certes moins impressionnants par leur grain mais finalement dans une bonne moyenne. L’ensemble planche de bord, blocs compteurs est une grande réussite et les sièges Sport n’ont rien à envier à ceux d’une Audi.
En sortant de cette DS3, nous nous dirigeons vers une autre nouveauté, la C3. Là, en revanche, on est en terrain connu. Si cette génération conserve le même esprit que sa devancière, elle se veut plus fluide et un peu moins rondouillarde. Point important, avec ses 3,94 m de longueur, la C3 ne s’allonge pas mais améliore toutefois son habitabilité à l’avant comme à l’arrière et un coffre d’une contenance de 300 l, soit le plus grand de la catégorie des citadines polyvalentes. Très voisin de la DS3 mais avec moins de matériaux chromés, l’habitacle peut bénéficier de l’option Visiodrive (un pare-brise qui vient finir sa course au-dessus des sièges avant). Dans les petits “moins”, on notera des commandes au volant et un levier de vitesse empruntés à Peugeot.

Sous le capot, on retrouve 3 blocs diesel (70, 90 et 110 ch) et 4 moteurs essence (60, 75, 95 et 120ch). Enfin, Citroën annonce une version affichant 99 g de CO2. Un système Stop&Start est prévu par la suite (en 2011). Lancée pour la fin du mois de novembre, cette nouvelle C3 sera vendue en dessous de la barre des 13 000 euros pour la version de base. Citroën ne cache pas son ambition en annonçant un objectif de 10 % sur la catégorie des citadines polyvalentes. En même temps, rien qu’en équipant le réseau de vente français, cela ne devrait pas être insurmontable.
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