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Daihatsu Trevis (essai)

Catégories : Essais / Nouveautés automobiles

21 janvier 2008 - 14:06 Aucun commentaire

Daihatsu propose une nouvelle petite citadine au style original qui se distingue par son appétit d’oiseau et ses aspects pratiques.

trevisPropriété du géant Toyota, Daihatsu a tout pour avoir le vent en poupe. La raison est simple, répondant à un marché domestique aux villes très encombrées ce constructeur nippon est un grand spécialiste en petites citadines peu polluantes. Ce qui distingue Daihatsu des autres, c’est le plus souvent son style à part. Une habitude que la Trevis vient confirmer avec un dessin particulièrement inhabituel, surtout pour une voiture japonaise, dans la mesure où elle s’apparente presque à un dessin anglais des années 60. De l’extérieur, nous avons droit à une voiture très compacte. Avec seulement 3.41 mètres, la Trevis est plus courte de quasiment 60 centimètres face à une Peugeot 207 ou une Renault Clio.

Avec son look un brin british japonisant, on a bien du mal à passer inaperçu à son volant. Et à vrai dire, rien que le fait d’afficher un style différent dans la grisaille urbaine, c’est déjà pas mal. Une fois à bord, force est de constater que même si nous ne sommes pas dans une Mini, quelques formes rondouillardes l’évoque. En témoignent les buses d’aération et les compteurs rendant l’atmosphère plutôt originale et inattendue. Même s’il ne faut pas s’attendre à des matières moussées comme chez certaines concurrentes européennes, l’ajustement des matériaux reste très correct pour cette catégorie de véhicules. Même si à l’arrière, les deux places ne font pas de miracles, elles offrent tout juste ce qu’il faut de volume pour deux adultes.

Le coffre en revanche est digne d’une Smart Fortwo avec seulement 167 litres. On obtient toutefois 420 litres en rabattant les sièges arrière. Notre Daihatsu se montre particulièrement généreuse avec des airbags frontaux, une direction a assistance électrique, des vitres et rétroviseurs électriques, un lecteur CD, une climatisation, même la peinture métallisée est en série, bravo, sauf pour les airbags latéraux et rideaux qui visiblement ont été oubliés.

Sous le petit capot de notre engin, on trouve un non moins petit moteur 3 cylindres 1.0 litre essence délivrant 58 ch. Bénéficiant de la technologie à admission variable VVT, il se révèle assez volontaire pour se faufiler plus aisément dans les encombrements urbains. Grâce à son poids plume (moins de 800 kg sur la balance), la Trevis se contente de 4.8 litre d’essence aux 100 km pour des émissions en CO2 situées à 114 g/km. Même si on n’atteint pas les chiffres d’une Smart diesel, le résultat est plutôt encourageant par les temps qui courent. A l’arrivée, notre citadine tient parfaitement ses engagements de citadine accomplie. Pour moins de 11 000 euros, elle offre tout ce qu’il faut en matière d’équipements. Pour la boîte automatique, il faut compter 800 euros de plus. A ce tarif, là il faut reconnaître que la concurrence ne se bouscule pas au portillon.

(Extrait de la revue de l’Automobile Club : Janvier 2008 ISSN 1296-3739)

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