Audi TT Roadster (essai)
Catégorie :Quelques mois après le coupé, Audi lance la seconde génération de roadster pour le TT. Même s’il s’agit d’une suite logique, ce découvrable a également beaucoup mûri par rapport à la précédente génération.
Décidemment, il fait bon de travailler chez Audi en ce moment. Même s’il n’est pas présent sur autant de fronts que ces deux concurrents BMW et Mercedes, Audi arrive à leur passer devant sur bon nombre de marchés. Et quand on entend parler du planning de lancements prévus dans les 6 ans à venir, on est forcé de penser que la marque aux anneaux entend clairement s’imposer sur les voitures dites premium.
Le nouveau TT Roadster a beaucoup évolué. A l’instar du coupé, il délaisse quelque peu le style un peu « frime » de la première génération pour un ensemble très élégant, plus en accord avec le reste de la gamme. Au programme, nous avons droit à un nouveau regard, un profil aux bas de caisse marqués pour une allure globale délaissant ses anciennes rondeur pour quelque chose de plus dynamique.
Même constat pour l’habitacle. Prélevé sur le coupé, il fait appel à des matières plastiques de meilleure qualité, mais oublie les quelques éléments en aluminium de l’ancienne version. Rien de grave pour autant puisque ce roadster bénéficie d’une fort belle présentation.
Autre constat, le confort global des deux sièges, mais aussi le coffre qui, même s’il n’est pas gigantesque, offre un espace de rangement très pratique pour intégrer facilement deux gros sacs de voyage. Et ce malgré le mécanisme électrohydraulique du toit souple. Ce dernier se déploie très rapidement jusqu’à 50 km/h et ne nécessite plus de verrouillage manuel (sauf pour le modèle de base qui n’offre qu’une capote manuelle).
D’ailleurs côté équipement, il ne faut pas s’attendre à une extrême générosité émanant du constructeur. Outre sa capote manuelle, la version de base se contente de l’essentiel avec une climatisation automatique, une sellerie cuir et un lecteur CD. Bien entendu, de nombreuses options sont au catalogue (GPS, sièges chauffants, saut de vent électrique).
Pas de nouveaux moteurs par rapport à la version coupé du TT. Le Roadster reprend donc le V6 3.2 litres de 250 ch et le 4 cylindres 2.0 l TFSi de 200 ch. Accouplé en standard avec une boîte manuelle à 6 rapports, ces deux moteurs peuvent recevoir une boîte robotisée à double embrayage S-Tronic. Quelle que soit la boîte choisie, les moteurs représentent un choix important. Soit on opte pour quelques chose d’onctueux et confortable avec le V6, soit pour quelque chose de plus sportif avec le 2.0 litres turbo. Toujours est-il que dans les deux cas, le TT Roadster est aussi bien taillé pour bondir d’un virage à l’autre avec une parfaite liaison au sol, que pour la balade tranquille grâce à une suspension garantissant un bon niveau de confort.
Notre choix va toutefois vers le 2.0 TFSi aussi bien pour ses performances que sa consommation modérée. Même s’il est certain que notre TT Roadster n’est pas le plus abordable de la catégorie (même s’il est au tarif d’un BMW Z4 2.5si) mais avec cette ligne plus élégante (moins tape à l’œil surtout), son niveau de confort et le plaisir de conduite procuré, il mérite indéniablement le déplacement.
(Extrait de la revue de l’Automobile Club : Avril 2007 ISSN 1296-3739)

